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Vendredi 11 Décembre 2009
Vins des vignobles du Val de Loire
Récapitulatif des appellations et cépages du Vignoble du Val de Loire
Pour une raison logique, nous ne tiendrons pas compte du prestige des appellations, ni de leur notoriété, nous remonterons le cours de la Loire, partant de l’Atlantique pour aller vers la source de ce fleuve.
Muscadet, Muscadet-Coteaux de la Loire, Muscadet-Côtes de Grandlieu, Muscadet-Sèvres et Maine : Melon ou muscadet.
Sols: schistes, mica-schistes et gneiss
Anjou, Anjou- Coteaux de la Loire : cabernet sauvignon, cabernet franc, gamay pineau d’Aunis, chardonnay, chenin. Sols: argile sur sables et graviers
Anjou- Mousseux : sauvignon
Anjou-Villages: cabernet Sauvignon, cabernet franc,
Cabernet d’Anjou : cabernet sauvignon, cabernet franc
Cabernet de Saumur : cabernet sauvignon, cabernet franc
Coteaux de l’Aubance : chenin
Coteaux de Saumur : chenin
Crémant de Loire : cabernet sauvignon,
Quarts de Chaume : chenin
Rosé de Loire : cabernet sauvignon,
Saumur : cabernet sauvignon, cabernet franc, pineau d’Aunis, sauvignon, chardonnay, chenin. Calcaire et argilo-calcaire sur tuffeau.
Saumur- Champigny : cabernet sauvignon, cabernet franc, pineau d’Aunis. Tuffeau calcaire
Saumur Mousseux : sauvignon, chardonnay, chenin
Savennières, Savennières Coulée de Serrant, Savennières Roche aux Moines S: chenin. Schistes
Touraine et Vallée de la Loire
Bourgueil : cabernet sauvignon, cabernet franc. Sols: sables et graves sur terrasses alluviales
Cheverny : gamay, pinot noir, sauvignon, romorantin, chardonnay
Cour Cheverny : romorantin
Chinon : cabernet Sauvignon, cabernet franc, chenin. sables et graves sur terrasses alluviales
Coteaux du Loir : cot, pineau d’Aunis, gamay, ,grolleau chenin
Coteaux du Vendômois : pineau d’Aunis, cabernet franc, pinot noir, gamay, chenin, chardonnay
Crémant de Loire : cabernet sauvignon, cabernet franc, pineau d’Aunis, chardonnay
Montlouis-sur-Loire : chenin
Montlouis-sur-Loire Pétillant : chenin . Sols argilo-calcaires sur tuffeau
Orléans : pinot noir, pinot meunier, cabernet franc, chardonnay, pinot gris
Orléans-Cléry : cabernet franc
Rosé de Loire : cabernet sauvignon, cabernet franc, cot, grolleau, gamay
Saint Nicolas de Bourgueil : cabernet sauvignon, cabernet franc, sables et graves sur terrasses alluviales
Touraine, Touraine-Amboise, Touraine-Azay-le-Rideau, Touraine-Mesland, Touraine-Noble Joué: cabernet sauvignon, cabernet franc, cot, gamay, pineau d’Aunis, pinot noir, chenin, sauvignon, chardonnay. Sols argilo-siliceux
Touraine Pétillant : chenin, sauvignon, chardonnay
Valençay : Cabernet franc, cot, gamay, pinot noir, pineau d’Aunis, chardonnay, sauvignon. Sols: argiles.
Vouvray- Pétillant : chenin. Sols: argilo-calcaires sur tuffeau
SauvignonCoteaux du Giennois : pinot noir, gamay, sauvignon. Sols silico-calcaire
Menetou-Salon : pinot noir, sauvignon. Sols calcaires du Jurassique
Pouilly-Fumé : sauvignon, chasselas
Pouilly-sur-Loire : sauvignon, chasselas
Reuilly : pinot noir, sauvignon. Sols: marnes calcaires sur les coteaux et terrasses de sables et graves
Sancerre : pinot noir, sauvignon. Sols: argilo-calcaires et argilo-siliceux
Saint Pourçain : gamay
ChasselasCôte Roannaise : pinot noir
A.O.V.D.Q.S
Châteaumeillant : pinot noir. Sols siliceux et sablo-argileux
Coteaux d’Ancenis : gamay, cabernet franc, cabernet sauvignon, chenin, chardonnay. Sols: mica-schistes et gneiss.
Côtes d’Auvergne : gamay, pinot noir, chardonnay
Fiefs Vendéens : gamay, pinot noir, cabernet franc, cabernet sauvignon, négrette. Sols: mica-schistes et granites
Cros-Plant du Pays Nantais : sauvignon. Même sols que muscadet
Haut-Poitou : cabernet franc, cabernet sauvignon, gamay, chardonnay, sauvignon
Vins du Thouarsais : cabernet franc, cabernet sauvignon, gamay, chenin, chardonnay
Cabernet francLes indications de terroir vont sembler bien simplistes à ceux qui connaissent les terroirs des vignobles de la vallée de la Loire et de ses affluents. Située aux confins du Massif Central, du Massif Armoricain et du plateau du Bassin Parisien, la Loire offre un grande diversité de terroirs telle qu'au sein d'une même appellation ou d'un domaine les sols peuvent différer. Les sols des vignobles de la Loire demanderaient un chapitre entier.
En conclusion de cette vue sur les vins de Loire, je citerai Roger Dion qui a écrit: "La Moselle, le Rhin, l'Anjou, Bordeaux et bien d'autres lieux fameux par leurs vins attestent que la vigne peut donner sur des roches cristallines, les schistes primaires ou les alluvions siliceuses d'aussi nobles produits que sur les calcaires."
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Vendredi 04 Décembre 2009
Vignobles de la vallée de la Loire
Ingrandes marque actuellement la limite aval de la région abandonnée à la culture du « pineau », cépage d’élite d’où proviennent les meilleurs vins d’Anjou. Située à 60 km de Nantes, Ingrandes marquait la frontière de l’ancien duché de Bretagne et resta, jusqu’en 1789, une douane où étaient payées les taxes prélevées sur les marchandises qui y transitaient. Au XVII et XVIIIèmes siècles, la plus grosse part de ces revenus provenait de la taxe sur le vin, 21 livres/pipe (= ½ tonneau ou 400 à 500 litres). Ces taxes augmentèrent de telle façon que plusieurs fois la monarchie octroya des réductions temporaires pour éviter les méventes. Par conséquent tous les vins qui avaient franchi la barrière d’Ingrandes étaient chers et vendables uniquement si leur qualité justifiait le prix et les vins de qualité étaient réservés au commerce maritime d’où leur nom « vin pour la mer ».
Entre Ingrandes et l’Atlantique, les vignerons plantèrent du melon pour le muscadet, au plus près du Maine et Loire et du grolleau pour le gros plant vers l’Atlantique. Ils devinrent aussi les producteurs d’eaux de vie pour les commerçants hollandais qui l’utilisaient pour rendre leurs livraisons conformes au goût de leur clientèle du nord de l’Europe. Avec deux conséquences, d’eau de vie qui composé la masse principale des importations viticoles d’origine française. Pratique révolue, le muscadet et le gros plant sont devenus des vins de qualité vendus pour accompagner les fruits de mer et les poissons.

Nous avons signalé l’installation d’un vignoble orléanais dès l’époque franque. Les chroniques de l’époque signalent l’abondance et l’excellence du vin qu’on y récoltait. Il fallait que cette culture fut d’un grand rapport pour qu’on lui accorde tant de soins et d’espace. Plus tard, le vin d’Orléans acquit une grande renommée d’autant plus remarquable que le terroir est formé des terres à labour, sans reliefs pour protéger des vents froids et sans cailloux pour favoriser le rayonnement solaire. Sur ce terroir peu favorable à la vigne, on implanta un cépage voisin du pinot noir, sans doute venu de Limagne, l’auvernat. La renommée de ce vignoble revient d’abord aux rois capétiens qui firent des bords de Loire leur séjour favori et des grands seigneurs laïcs et religieux et des bourgeois d’Orléans qui, entrevoyant les perspectives d’un commerce en expansion et des gains en découlant, réussirent à s’affranchir des servitudes féodales. Ils construisirent des pressoirs, des cuviers, des logements pour les maîtres et les manouvriers. En pressant les raisins sur le lieu même de la cueillette et non dans la ville d’Orléans, ils obtinrent des vins plus délicats. Dès le XIIIème siècle, ils faisaient des vins blancs et rouges du même cépage auvernat et jusqu’au XVIIIème siècle, la réputation du vignoble orléanais s‘étendait jusqu’à Mont et Cour-Cheverny et ses vins blancs légers et surpassait même celui de Beaune
Mais une interdiction du médecin du roi de boire du vin d’Orléans entraina la lente diminution des plantations d’auvernat. Le coup fatal fut porté par le vignoble de Champagne. Et la ville d’Orléans devint célèbre pour… ses vinaigres, triste fin, seules les belles demeures construites par les viticulteurs montrent la gloire passée de l’auvernat que tout le monde oublia. Sous Louis XVI, on construisit 200 vinaigreries qui exportaient 25 à 30 000 pièces de vinaigres dans toutes les provinces françaises. C’est par son vinaigre et non ses vins que la ville d’Orléans est aujourd’hui réputée écrivit alors un historien d’outre Rhin.
COTEAUX DU LOIR-JANIERES
Au Moyen-âge, Le Mans était considérée comme la plus nordiques des cités viticoles ce qui prouve la présence de vignobles sur les coteaux du Loir. Il y avait un vignoble dans la vallée du Loir ou les vignerons de Château du Loir, Troô et Montoire vivaient des exportations actives vers le Perche et les parties les plus froides du Maine.
Les chanoines de Saint Martin possédaient à Saint Cyr-sur Loire un domaine viticole qui comprenait un cellier monumental entièrement creusé dans le roc et relié au quai de la Loire par un tunnel. Les moines pouvaient ainsi aller vendre leur vin à Nantes. La Touraine produisait alors « l’optimum vinum » offert chaque année par le roi de France à l’église de Cantorbéry.
La douane d’Ingrandes protégea la vignoble de Touraine, en particulier les délicats vins blancs de qualité produits à Vouvray et de La Rochecorbon qui au XVIIème siècle étaient très recherchés par une clientèle des Flandres et de Hollande. Au XVIIIème siècle, un vignoble de vins plus communs s’est créé dans la basse vallée du Cher autour des villes de Bléré, Thésée, Montrichard et Chenonceaux.
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Vendredi 27 Novembre 2009
Vins de Saumur et de la vallée du Layon
Dès le XIIème siècle, le vignoble saumurois affirma sa vitalité malgré la redoutable concurrence de celui d’Angers. En 1138, les saumurois ont réussi à obtenir quelques allègements de servitude féodale pesant sur leur vignoble : le comte renonçât en leur faveur à son droit de banvin, et les redevances perçues sur les vignes furent remplacées par une taxe uniforme de quatre sous angevins par arpent, payée une fois l’an à la St Martin. Cependant le comte comme prix de ses largesses exigea le paiement d’une somme de 30000 sous et l’offrande d’un vase à boire en argent pour chacun de ses fils, il s’arrogea également le droit exclusif de garder ses vignes et punissait sévèrement quiconque y commettait un délit. Mais le prix élevé d’un vin qui jouissait d’une belle réputation dédommagea, dès le XIIème siècle, les saumurois. Un vin si bon qu’il fut servi, en 1241, aux 3000 chevaliers et évêques réunis autour du roi sous la halle de Saumur pour fêter l’entrée en chevalerie d’Alphonse de Poitiers. On ne faisait pas les choses à moitié à cette époque ! Un vin royal dont Charles VII offrit 900 litres de clairet à Jean V de Bretagne.
Ce vignoble méridional aux confins du Poitou, qui se distingue maintenant pour la qualité de ses vins, connut une gloire plus tardive. Ce n’est qu’à partir du XVème siècle qu’il entre dans le commerce d’exportation. Plus tard, à la fin du XVIIème siècle, les grandes renommées viticoles cessèrent d’être le privilège des métropoles et les villes secondaires et les districts ruraux comme la vallée du Mayon, Vertou ou Vallet connaissent une certaine renommée. Les hollandais, s’intéressant à ce vignoble rural, participèrent à cette reconnaissance. Séduits par la valeur marchande des vins de Loire, ils établirent des entrepôts au Pont de cé, à Juigné, à Saumur et à Parnay sur les bords de Loire. Ils y rassemblaient leurs collectes de vins de la vallée du Layon transportés par charrois. L’exportation vers la mer du Nord des vins du Layon justifia au siècle suivant la canalisation de cette rivière jusqu’à Chalonnes car la renommée des vins du Layon dépassait celle de la Quinte d’Angers. « Les vins blancs plus estimés de l’Anjou sont ceux des coteaux du Layon. Ceux de la première qualité se récoltent à Faye, Bonnezeaux, Thouarcé, Rablay, Millé, Chevagnes, Maligné, Martigné » d’après Beaulieu, auteur d’une description de cette province.
Les hollandais étaient très demandeurs d’eaux de vie et les viticulteurs y virent un rapide moyen de s’enrichir. Heureusement les droits de péage d‘Ingrandes bloquèrent l’exportation et protégèrent le vignoble d’une détérioration générale par l’extension de plantations de cépages communs.
Mots-clés : Vins
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Samedi 21 Novembre 2009
les vins d'Anjou
Ce sont les étés très secs et lumineux qui permettent la réussite des vins d’Anjou.
La Loire descend vers l’océan et quand le vent souffle, il est facile de remonter jusqu’à Orléans. Cette navigation dans les deux sens ouvre des débouchés au commerce du vin vers l’aval comme vers l’amont. Ce commerce devint encore plus intense à partir du XIème siècle quand la viticulture répond aux besoins du marché.
Une viticulture ecclésiastique
Si Grégoire de Tours fait allusion à plusieurs reprises aux vignes angevines, du Vau IXème siècles, la viticulture semble essentiellement religieuse autour des monastères fondés par Charlemagne, des évêques et des chanoines. La vigne est plantée « intra muros » dans les jardins des évêques. Le premier évêque est signalé à Angers en 372, puis St Maurille choisit une villa de campagne à Chalones vers 420. Les évêques iront même jusqu’à changer leur évêché pour le transporter dans une ville aux sols plus favorables à la culture de la vigne ! « Pantavit vineas et ficit ecclesias » Grégoire de Tours
Les moines amenèrent la viticulture dans les campagnes les plus éloignées des villes. Saint Maur à partir de 543, St Serge au VIIème siècle, les cisterciens au XIIème siècle, les riches et puissants bénédictins fondèrent moult prieurés pourvus d’églises romanes et de vignes plantureuses comme St Nicolas de Savennières, Notre Dame de la Charité à Ronceray. Les moines de St Florent s’installèrent à Saint Hilaire dans des grottes, à l’emplacement actuel des établissements Bouvay-Ladubay, ils se firent défricheurs de forêts et plantèrent des vignes en 1066. C’est sur les vignes de l’abbaye de Ronceray que le comte d’Anjou Geoffroy Martel fit implanter le plant bordelais que Rabelais qualifiait de breton car venant de Nantes en Bretagne.
Les moines cultivaient la vigne pour récolter leur vin de messe et pourvoir à leur devoir d’hospitalité. Les monastères sont aussi des hôtelleries et les moines doivent offrir du bon vin à leurs hôtes de marque, et les bons vins font la célébrité des monastères.
Un vin, boisson royale
Le vin d’Anjou coulait dans le verre de Jean sans Terre et à Paris dans celui de Guillaume d’Auvergne et de Charles de Valois. Beaucoup de monastères, d’églises normandes possédaient des vignes en Anjou et exportaient ce vin vers l’est, les Flandres et le Hainaut par Soissons et Laon.
Angers possédait un vignoble considéré comme l’un des principaux ornements du paysage suburbain. Les vignes étaient nombreuses depuis La Reculée jusqu’à l’Onglée, à la Quinte et autour de Frémur, plus tard elles s’étendirent sur les terres défrichées de la forêt de Verrières. Guillaume Le Breton disait de cette ville : « on aurait peine à trouver une ville plus riche, plus belle, une ville qui ait la gloire de produire en telle abondance un aussi noble vin, la terre tout autour porte uniquement des vignes. »
Le vignoble fut l’objet de tous les soins par les souverains-ducs d’Anjou. Par exemple, ils rendirent le droit de banvin aux habitants d’Angers et leur donnèrent également le droit exclusif de charger sur les bateaux le long de la Loire et du Maine. Les étrangers ne pouvaient se fournir qu’à Angers, seul point d’échange du vin, les courtiers et les marchands de la ville qui avaient l’exclusivité du négoce du vin en contrôlaient la commerce et maintenaient une qualité nécessaire à la réputation du vignoble.
Les vins d’Anjou étaient par conséquent récoltés pour une large part au dessous d’Angers, le long de la voie fluviale conduisant à la mer. Les nombreuses stations de batellerie comptent parmi les lieux du comté où l’activité vinicole a le plus profondément marqué le paysage et les hommes. L’un des plus anciens témoignages connus de l’excellence de ce vignoble concerne le bourg de Chalonnes-sur-Loire où les évêques d’Angers possédaient un château près duquel se trouvait la vigne d’une extraordinaire qualité dont ils donnèrent la moitié aux moines de Marmoutiers installés en ce lieu entre 1047 et 1060.
Le succès de ce vignoble s’étendit aussi à celui du Saumurois et de la vallée du Layon.
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Samedi 14 Novembre 2009
Vignobles de la Vallée de la Loire
Les vignobles de la Vallée de la Loire font partie des vignobles septentrionaux qui s’étendent du golfe du Morbihan aux extrémités du nord de la Champagne considérée comme la limite la plus au nord de la vigne alors qu’il s’agit plutôt de la limite de l’exploitation commerciale de la vigne. Les plants, indigènes ou acclimatés, se sont avec le temps parfaitement adaptés au climat et aux sols. Encore a-t-il fallu qu’ils fussent aidés par des façons, pratiques et précautions de culture : soins patients, observations infiniment répétées et corrigées, adaptations lentement conduites qui ont abouti à un degré de perfection conférant au raisin, là où le climat semblait devoir l’exclure, des qualités remarquables et inimitables ailleurs.
La première condition d’occupation des terres fut la proximité de voies navigables. Aussi loin qu’on puisse remonter dans l’histoire des bords de la Loire, dès avant la fin du Vème siècle, la vigne s’est propagée au point le plus septentrional de la Loire, tout près d’Orléans, dans la plaine angulaire entre Loire et Loiret, dans le domaine de Micy appartenant au monastère de St Memin fondé par Clovis. Il produisait un vin excellent aux dires des contemporains.
La vigne est présente à la même époque au nord de la vallée du Loir sur l’Arnille, un affluent de la Braye. Ce vignoble était la propriété des moines de St Calais.
En aval de Tours, un vignoble est signalé pour la première fois dans l’œuvre de Grégoire de Tours écrite peu avant l’an 600 « l’Histoire des Francs ». Il en parle comme d’une culture anciennement établie où vignes côtoient les champs de blé. Par ailleurs, en signalant diverses intempéries et calamités qui gâtent les vendanges, les contestations entre grands personnages pour la possession d’une vigne dans la région d’Angers ainsi que les coups de main contre Nantes à la saison des vendanges Grégoire de Tours montre l'imortance que représentait la vigne pour ses contemprains. de la part de bretons qui convoitaient la cueillette de raisins mûrs. Il raconte aussi qu’en 610 quand Saint Colomban s’embarque pour l’Irlande, il trouve la possibilité de faire provision de vin à Nantes, ville près de laquelle Saint Félix, évêque de la ville, possédait le domaine de Cariacus, sur un coteau dominant la Loire dont la vigne était l’ornement.
La viticulture s’installa dans la vallée inférieure de la Loire sans doute dès les années immédiatement postérieures à Probus (276-282), puisque Probus leva les interdictions de planter les vignes hors de Bordeaux. Donc, entre Nantes et Blois, à des temps antérieurs à la fin du Moyen-âge sont plantés des vignobles associant du pinot noir ou auvernat - plant noble des régions continentales- au cabernet franc, plant noble de l’Aquitaine maritime que les vignerons saumurois et chinonais allaient chercher à Nantes.
Les vignobles de la vallée de la Loire s’accommodent du climat assez ensoleillé de l’extrême sud de la Bretagne. La vallée de la Loire inférieure est une voie pour les vents marins vers l’intérieur qui propagent de favorables influences. En outre, le bocage normand et les hauteurs forestières du Perche servent de protection contre les vents pluvieux du nord-ouest.
Dès le XVIIIème siècle, la gloire des vins de Loire s’est étendue. Les Quarts-de-Chaume, Bonnezeaux, Coulée de Serrant étaient particulièrement appréciés par les nobles et les riches bourgeois qui les payaient un prix élevé. A cette époque les viticulteurs et propriétaires avaient le souci d’une viticulture de qualité: ils trièrent les raisins en plusieurs vendanges dès 1776, et sélectionnèrent le cépage cabernet franc pour les rouges autour de Champigny, au début du XIXème. Comme partout en France, le phylloxéra anéantit le vignoble, sauf ceux plantés en romorantin qui poussaient sur des sols sableux. On replanta à partir de pieds-mères américains. Une institution privée de Saumur sélectionna les meilleurs cépages, enseigna le greffage et adapta les porte-greffes résistants au phylloxéra. Une partie des vignobles suburbains disparurent.
La vogue des vins mousseux fit le bonheur des viticulteurs qui livrent chaque année 15 millions de bouteilles de Saumur mousseux, Crémant de Loire et d’Anjou. Ces mêmes vins représentent actuellement 40% des vins blancs de Loire.
Les vins rosés progressent depuis le début du XXème siècle, l‘Anjou est le plus grand producteur mondial de vins rosés avec la Rosé d’Anjou, le Cabernet d’Anjou, le Rosé de Loire et le Cabernet de Saumur.
Les vins rouges ont progressé à la fin du XXème siècle aux dépens de rosés. Les blancs moelleux : coteaux du Layon, de l’Aubance, de Saumur et de Loire connaissent une certaine renommée.
L’Anjou et Saumur exportent 36% des leurs vins dont 35% en vente directe. Le reste est vendu par le négoce et les coopératives. Certaines appellations comme les Coteaux du Layon sont vendus à 80% en vente directe tandis que le négoce vend 50% des rosés.
Les pays importateurs sont : le Royaume-Uni : 30%, l’Allemagne, la Belgique et les Pays-Bas : 35%, le japon et les USA. Les principaux clients français habitent l’ouest et le nord.
Actuellement, le vignoble du Val de Loire occupe une superficie de 75 000 ha et produit 2 500 000 hl dont 24% de rouge, 14% de rosé et 55% de blanc et 7% de mousseux. C’est le 3ème producteur de vin en France derrière Bordeaux et le Rhône.
Mots-clés : Vin

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Samedi 07 Novembre 2009
Cabarets et guinguettes
Au XIIème siècle, on ne connait qu’in mot pour désigner les lieux où l’on débitait le vin : la taverne. Le tavernier distribuait à ses clients, par petites quantités, des vins de plusieurs sortes, tirés de futailles entreposées chez lui. Et mises en perce. Une cave facile d’accès pouvait faire office de taverne. Cela permettait au client de voir de quel fût était tiré le vin qu’il achetait selon le règlement qui autorisait le client de « voir traire le vin qu’il (le tavernier) leur vendait ». (Règlement du roi Jean, 1351) Même si le tavernier servait avec son vin des nourritures froides, u peu à la manière des tapas, ils ne faisaient pas de cuisine.
Au XIVème siècle, pour la première fois, le mot cabaret apparait dans un roman de Baudouin de Sebourc qui écrit « … bon cabaret y a. Il est entré dedans, à manger demanda. La table est toute mise et blanche nappe y a. Et le cabaretier tantôt lui demanda s’il voulait boire du vin… »
Le cabaretier préparait des repas complets tout en servant des vins à ses clients. Dans les villes de foires et de marchés, les cabarets tenaient un rôle important car ils servaient de lieux de rendez-vous pour les professionnels qui y faisaient leurs affaires.
A la fin du règne de François Ier, la taverne prit un sens de pus en plus vulgaire et de nombreux tavernier se muèrent en cabaretiers. A partir du XVIIème siècle, les gens se plaisaient à aller se distraire au cabaret laissant la taverne aux petites gens.

Le Valentin, scène de cabaret, XVIIème, Le Louvre
Les cabaretiers à cette époque firent évolués leur profession vers celle de « marchands de vins- traiteurs ». Ils préparaient et servaient des repas de noces, et se mirent à préparer des repas pour des habitués et des clients de passage. Au XVIIIème siècle, les cabarets permettaient aux personnes travaillant hors de leur domicile de déjeuner rapidement et simplement durant leur pause du dîner. Ce qui permit à Louis-Sébastien Mercier d’écrire dans son « Tableau de Paris » en 1793 : « Il n’y a pas plus de comparaison entre la cave d’un cabaretier et celle d’un gourmet qu’entre le savetier et le prince ».
On trouvait des cabarets en grand nombre dans toutes les grandes villes où les commerces, les fabriques et les artisans étaient nombreux.
Un voyageur italien, S. Locatelli, prêtre de son état, décrit en 1664, la ville de Lyon qu’il visite : « Les 300 000 habitants de cette ville boivent plus de vin qu’on en consomme en 12 villes d’Italie ; dans presque chaque maison se trouve un cabaret et, choses curieuse, aucun ne manque de pratiques. » Cette manière est confirmée par les échevins de Lyon qui écrivent en 1677 : « Nos habitants se rendent à La Croix Rousse où il se débite une grande quantité de vins étrangers (vins régionaux du Beaujolais, de Ste Foy et de Millery) et où il se forme autant d’entrepôts que toutes les maisons y sont autant de cabarets, ce qui attire le peuple de la ville, non seulement pour y boire, mais encore pour y prendre du vin pats et par bouteilles que l’on fait ensuite entrer à Lyon. » Car les vins « étrangers » ne payaient pas les droits d’entrée dans les villes, ils étaient donc moins chers à La Croix Rousse qui ne dépendait pas de Lyon et où les cabaretiers étaient exempts des taxes qui frappaient ceux de Lyon.

Source, le pere tanguy
Ah, le petit vin blanc qu’on boit dans les guinguettes !
C’est l’absence de taxes sur les vins que l’on servait qui fit le succès des guinguettes, établissements propres aux bords de Seine.
Les vins furent jusqu’à la fin du XVIIème assez peu convenables et le peuple buvait le plus souvent une piquette faite de vins blancs ou clairet. Cette piquette était appelée guinguet et bue dans les estaminets des bords de Seine. Le mot guinguet vient d’un verbe ancien guinguer qui voulait dire sauter, folâtrer. Le guinguet était le vin vert qui agaçait les dents, les faisait grincer. Un vin à faire danser les chèvres selon Furetière. Ce guinguet était aussi appelé ringlinglin, reginglard, ginglard.
Ces petits guinguets ont donné naissance vers 1675-1680 aux guinguettes des barrières de Paris où l’on allait le dimanche flâner, rire, s’amuser et boire à gogo. Elles étaient toutes situées aux portes de Paris, hors de portée des taxes de l’octroi, elles servaient les petits vins de l’Ile de France qui n’étaient pas touchés par l’édit des vingt lieux. Cela fit la fortune des vignobles de Montreuil, de Suresnes, et d’Ivry. Si le vignoble des faubourgs n’était pas le plus réputé de France, il rapportait le plus haut revenu à l’hectare, davantage que les meilleurs crus de Champagne, de Bordeaux et de Bourgogne car n’importe quelle piquette était assurée de couler à flots dans les guinguettes de banlieue vendu à petit prix. Car les rois ne cessant d’augmenter les taxes d’entrée sur les vins qui finirent par représenter le double du prix du vin.
Le nom guinguette apparait pour la 1ère fois en 1711 : « les guinguettes sont des lieux peuplés de cabarets situés au-delà des différentes barrières de cette ville où le peuple vient boire du vin à meilleur marché qu’à le ville. » Les plus réputées se nommaient Les Porcherons, La Nouvelle France, La Petite Pologne et la Courtille, Vaugirard ou Passy étaient devenues des villes de guinguettes offrant aux populations des emplois à la cuisine et au service autant qu’à la culture des vignes et aux vendanges.
A la Courtille la plus célèbre était « Chez Ramponneau » qui « abreuvait la populace altérée de tous les faubourgs à 3 sols et demi la pinte. » Pas seulement la populace, des amateurs de petit vin français, des curieux, des gens du monde venaient s’y encanailler. S’y mêlait les bourgeois, les étudiants, les ouvriers et les grisettes qui venaient « tête nue et en taille ». On y buvait, chantait et dansait :
« Chantons l’illustre Ramponneau
Dont tout Paris raffole ;
L’on a chez lui du vin nouveau,
Sur le cul d’un tonneau. »
Charles Collé, La Guinguette, 1760
Populaire et familiale, la guinguette est toujours vivante. Peinte par les artistes du 19ème tel Renoir, elle a su évoluer avec les demandes de la clientèle. On y déguste les fritures de pissons avec le petit vin blanc, on y danse dans l’après-midi la quadrille puis la valse musette et la java. On y canote sur la seine et surtout la Marne, là où l’urbanisation a relégué les guinguettes.
Au 19ème siècle, avec l’arrivée du chemin de fer le vin du Midi remplaça le petit vin de Paris et les vignobles disparurent au profit de tenues maraîchères et de vergers qui alimentaient les halles de Paris. Ce ne fut peut-être pas un mal, car le petit vin était le plus souvent un vin affreux, résultat de mélange entre vins blancs voire entre blancs et rouges car le vin rouge était vendu 3 fois plus cher. La falsification des vins à l’intérieur de Paris a certainement était une des causes qui ont assuré le succès des cafés dès la fin du 17ème. Cafés approvisionnés par les vignobles du Beaujolais qui devint un vin très populaire.
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Vendredi 02 Octobre 2009
Les chiffres du vin de Bordeaux
Comme nous l'avons déjà dit, la situation actuelle est la suivante

Le vin de Bordeaux est un vin d'assemblage

La part du vin dans le marché aquitain est prépondérante




Sources CIVB
Le marché du vin est divisé en 3 grandes catégories
Les grands crus
Ils assurent la notoriété des vins de Bordeaux dans le monde. Le repère est le classement de 1955 pour le Médoc et les classements plus tardifs des autres appellations.
Le système a évolué, beaucoup de châteaux sont passés dans les mains de sociétés d'investissements. La vente des primeurs sert de baromètre.
Les vins d'auteurs
C'est un marché difficile car on y trouve de grandes écarts qualitatifs. Il s'adresse en priorité aux amateurs éclairés. C'est pourtant un marché qui exprime très bien la diversité des terroirs et des appellations.
Les vins de volume
Le morcellement du vignoble étant un frein pour ce marché, le CRVA a créé la marque "Vins d'Aquitaine" qui commercialise le vin sous le nom du cépage à des prix très attractifs. Une manière d'éviter de tirer les vins de Bordeaux vers le bas et d'être plus lisible auprès des consommateurs non avertis et/ou débutants.
Le vin a imprégné profondément la région bordelaise et la ville de Bordeaux. Son empreinte est partout dans les paysages, les châteaux, les chais. Mais aussi sur les hôtels particuliers de la ville, son activité économique, autrefois son activité portuaire, sur l'art de vivre et sa gastronomie. Il y règne un air à nul autre semblable qui donne à cette région son charme, son élégance et qui attire chaque année des milliers de touristes.
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Vendredi 25 Septembre 2009
Le Vignoble de Bordeaux, XIX et XXème siècle
XIXème siècle, 1850-1914 : évolution et mise en place du vignoble contemporain
La crise de l’oïdium qui dure deux ans de 1851 à 1853) se ra résolue par le soufrage et le traitement des vignes
Le pire arrive en 1865 avec le phylloxéra. En 1880 le vignoble compte 70 000 ha, il va diminuer jusqu’à 30 000 ha en 1900.
Le mildiou, un moindre mal, trouvera un remède : la bouillie bordelaise inventée par Ulysse Gayon.
Ces crises ont bouleversé très profondément le vignoble qui va être marqué par des
- Simplification des cépages ; primauté du malbec, enrageat, sémillon, dans les zones de grands crus (Graves, Médoc et sauternais) sélection de cabernet, sauvignon et merlot.
- Apparition de porte-greffes résistants au phylloxéra
- Perfectionnement des labours, cavaillonneuse à 3 socs qui labourent 2 rangées à la fois,
- Emploi du fil de fer galvanisé à la place des mettes,
- Emploi du sécateur qui remplace la serpe
- Nouvelle taille, taille Guyot ou Cazenave.
- Amendements et engrais (terreaux, compost, nitrates et guano)
- Drainage des terres
- Vendanges avec égrappage, foulage, pressage, fermentation en cuves
- Emploi de barriques de 225 litres
- Apparition du bouchon de liège et de l’encapuchonnage d’étain
- Mise en bouteilles au Château
- Apparition de l’étiquette mentionnant la région de production, le nom du domaine et du propriétaire, du négociant et du destinataire, le millésime.
- Construction de grands cuviers et de chais.
La Chambre de Commerce de Bordeaux fut chargée de présenter les vins du département à l’Exposition Universelle. La chambre des courtiers proposa alors une liste de 68 crus de rouge et 21 de blancs, répartis en 5 classes pour les vins rouges et 3 classes pour les vins blancs. Avec un ordre de prix hiérarchique et décroissant
Tous les crus classés classés, tous vin rouge, sont situés en Haut-Médoc, sauf Haut Brion en Graves
- 15 dans la commune de Pauillac avec 2 premiers crus : Latour et Lafitte
- 11 en Margaux avec 1 premier cru Château de Margaux
- 9 à St Julien
- 6 à St Estèphe
- 8 à Cantenac
- 3 à St Laurent
- 2 à Labarde
- 1 à Ludon, Arsac, Macau
Les blancs sont situés sur 4 communes de la rive gauche de la Garonne
- 1 premier cru supérieur : Yquem
- 9 premiers crus
- 11 deuxièmes crus
Voir Liste des crus classés du Médoc
XXème siècle : les deux grandes guerres et la crise de 29
Ces calamités vont avoir pour conséquence une diminution considérable des exportations et par voie de conséquence une chute du prix du vin et la désorganisation du marché du vin.
- Création de 33 syndicats d’appellation au sein de la Fédération des Grands Vins de Bordeaux et relance du mouvement coopératif
- Les négociants en vins et spiritueux de la Gironde se fédèrent
- Naissance du Syndicat Régional des Courtiers
- Création du Grand Conseil des Vins de Bordeaux qui chapeaute les confréries et commanderies et CIVB (conseil Interprofessionnel des vins de Bordeaux) en 1945
- Création des commissions d’agrément INAO
- Classements officiels en Graves et St Emilion
Le classement de St Emilion est révisé tous les 10 ans
Graves : Crus classés en rouge et blanc, en rouge et en blanc
C’est le marché national qui achète du Bordeaux et qui permet la reprise du commerce. En 1954 : sur 2 200 000 hl vendus pour l’ensemble des appellations, 1 117 000 hl le sont par le marché français et 385 000 par l’étranger
Cette prospérité revient avec une très forte augmentation des marchés extérieurs : EU, Europe, Asie. La demande revient pour des vins de qualité. Et on note un changement de la demande au profit des vins rouges, en 1937, les vins blancs représentaient 55% de la production alors qu’en1961, elle représente 61% de cette même production. En 1989 : 75% de la production sont des vins rouges. Face à cette demande les viticulteurs améliorent leurs vignobles et choisissent de simplifier l’éventail des cépages au profit des meilleurs. Et surtout de faire appel de manière très conséquente à des œnologues pour produire des vins de qualité qui répondent à la demande de la clientèle.
On remarque une évolution de la superficie et du nombre des exploitations avec la montée en puissance de domaines spécialisés de plus en plus vastes et la résistance de toutes petites exploitations : 7000 possèdent moins de 1 ha.L’image du vignoble est modifiée
- 43% surfaces en vignes de Gironde sont situées sur le plateau de l’Entre 2 Mers et ses bordures appelées 1ères Côtes de Bordeaux
- 37% sont sur la rive droite de l’estuaire à la Dordogne, Blayais, Bourgeais, Cubzadais et Libournais Médoc représente 12% et Sauternes et le Bazadais : 8%.
Ce classement ne concerne que les premiers crus du Médoc. Château Mouton Rothschild se classe au 1er rang. Les 1er crus de 1855 ont retrouvé les places qu'ils occupaient en 1855.
Cette période voit la revanche de St Emilion qui est le vignoble le plus connu du Bordelais et qui représente l’exemple le plus typique d’une symbiose entre un terroir, des hommes et une production qui ont créé des traditions culturelles et une civilisation de la vigne.
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